Continuons donc notre roman (car ç'en est un).
Déja, il fait toujours beau, toujours chaud donc pas de soucis du côté du climat, j'oserais même dire qu'il fait trop chaud pour le petit français que je suis. Et puis le soleil brille brille brille c'est fou. D'ailleurs c'est bien la 1ere fois de ma vie que je me balade en ville avec mes lunettes de soleil à portée de main et que je le mets dès que je sors d'un batiment. A Paris ça ne m'arrive pas souvent...
Comme vous pourrez le constater dans le partie 'commentaires' du 1er message, il y a beaucoup de "bon courage". Merci à vous. Maintenant il faut prier pour que d'ici 10 jours je sache parler parfaitement espagnol. En effet j'ai appris avant-hier que en médecine, les cours ne commencent pas le 01 octobre mais le 17 septembre. Imaginez mon angoisse. Bref, j'ai encore une semaine pour m'améliorer en espérant que lorsque je serai en amphi je ne me demanderai pas si le prof parle le chinois ou le swhahili (orthographe inconnue).
Les madrilènes sont, comme vous pouvez l'imaginer, très chaleureux et me rappellent un peu les américains. En effet avec tout le soleil qu'ils recoivent pendant la journée, le métabolisme de la sérotonine (qui rend de bonne humeur je crois) doit battre son plein. Mais ils ont aussi un certain air flegmatique un peu marrant pour l'étranger que nos amis des USA n'ont pas. Et puis alors bien evidemment, je te passe des 'besitos' à tous les coins de rue, du moins pour les filles ('besitos' = petit 'beso' sois un petit baiser, les espagnols étant très friants des diminutifs). A l'autre extrémité du spectre, il y a les erasmus allemands (*) qui ne traversent la rue que quand le bonhomme est vert et sont plutôt du genre 'poignée de main' au premier abord que 'besitos, besitos...' Ahlala la grande famille européenne. Enfin, je terminerai en disant que les madrilènes s'habillent plutôt avec style. En effet, malgré le fait qu'il fasse très chaut et donc qu'ils ressemblent parfois de loin à des américains - avec leurs shorts, leurs tongs et autres vêtements touristiques bien américain juvénil, les madrilènes se démarquent un peu en s'habillant tout de même avec une certaine classe, ce qui evite le dépaysagement total quand on quitte la France.
(*) Pour infos, nous sommes environ 800 étudiants erasmus à l'Université Complutense de Madrid donc evidemment, quand on sort du test de langue espagnole, c'est la Tour de Babel. Et puis au hasard des coins de rue, on tombe sur des allemands, des autrichiens, quelques anglais mais surtout beaucoup de français et d'italiens. On va prendre un déjeuner ensemble et la cafèt de la fac et ça y est on est potes pour la vie... dingue.
A part peut-être les vêtements - dixit des amies françaises qui commencent déja à faire du shopping - la vie est sensiblement moins chère à Madrid qu'à Paris. C'est sans doute le plus visible dans les cafés où le 'demi' de bierre ne coûte pas 4.50euros comme à Paris mais plutot 2 voire parfois 1euro si on cherche bien. Idem si vous allez dans un supermarché acheter de quoi diner à la va-vite - soit un sandwich, des biscuits salés, un fruit et un Yop - tout ceci pour la modique somme de 3.50euros alors qu'à Paris j'en aurais sans doute eu pour 4.50 - 5.00 euros. Je vous confirmerai (ou infirmerai) la tendance dans les semaines à venir.
Enfin, terminons en beauté avec un petit reportage cuisine. Savez-vous ce les espagnols mangent au petit-dej ? Du pain arrosé d'huile d'olive et de tomates , le tout arrosé de café ... Quand j'ai vu ça, je suis allé dans le supermarché le plus proche et me suis acheté un pot de beurre, de la confiture et du chocolat en poudre. ¡Que extraño!
Voili-voulou, c'était Louis Journeau, votre correspondant en direct de Madrid pour l'année universitaire à venir. A vous les studios.
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